

Ils pensaient connaître la place qu’ils occupaient dans la vie l’un de l’autre. Ils se trompaient peut-être.
Résumé

Dix ans que Maisie et Lachlann avancent côte à côte.
Elle, tatoueuse, obstinée et flamboyante.
Lui, tisserand discret, peu sûr de lui, hanté par son passé.
Leur amitié a tout traversé et a su y résister : les épreuves, les silences, les blessures qu’ils n’ont jamais vraiment su nommer. Ils partagent les mêmes rêves… et la même impression de les voir leur échapper.
Mais lorsque tout vacille, l’équilibre devient fragile. Maisie se fiance. Lachlann voit surgir dans sa vie Eleanor Camden, romancière à succès, de quinze ans son aînée, fascinante et dangereusement attirante. Bientôt, ce qui semblait immuable se fissure.
Les fiançailles se hissent en un mur infranchissable entre eux, et Eleanor trouble toutes les certitudes.
Entre non-dits, désirs étouffés et chemins qui se séparent, Maisie et Lachlann vont devoir affronter ce qu’ils ont toujours fui… et ce qu’ils refusent encore de s’avouer.
D’Édimbourg à Londres, les cœurs s’égarent, certains liens se tissent, et d’autres se délient.
Le mot de l’autrice

All Too Well est une histoire d’amour et d’amitié, certes, mais… c’est aussi une histoire de silences. Au pluriel.
De silences inattendus, imposés. De silences qu’on n’aurait jamais cru devoir affronter. De silences qu’on ne comprend pas. De silences qui laissent toute la place au doute et à un manque atroce. De silences dont on peine parfois à se remettre davantage que d’un violent coup de poing.
C’est parce que l’un de ces silences m’est un jour tombé dessus, sans crier gare, que All Too Well s’est imposé à moi.
Ce roman ne faisait pas partie de ceux que j’avais planifiés. Il appartient à ceux dont j’ai eu besoin pour affronter une sensation bien singulière : un vide insoutenable, qui succède à la complicité fusionnelle, qui prend toute la place et pourtant vous ronge telle une pluie acide. Un vide cruel, impossible à interpréter, qui ne faiblit ni avec le temps ni avec l’apparition de nouveaux bonheurs. Un vide auquel, étrangement, on aurait sans doute préféré un coup d’éclat, une dispute franche…
J’aurais aimé tomber sur une histoire comme celle-ci, à l’époque. J’aurais aimé savoir que je n’étais pas seule à être brisée par ce genre de silence, par ce genre d’intolérable absence. Et par cet espoir qui ne faiblit pas mais qui fait si mal, mine de rien…
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